Living Economies

La première fois que j’ai rencontré les membres de Living Economies Educational Trust était lors du Complemetary Currencies Conference en avril 2009. J’avais tout juste pris conscience du dysfonctionnement de Wellington Talent Exchange, et j’étais avide de conseils sur comment réhabiliter ce système d’échange. Ce colloque m’a donné plein de contacts et a été le déclencheur pour mon engagement futur dans l’économie vivante, locale et démocratique. Grâce à cet événement, j’ai compris que l’économie est l’élément fondamental dans l’écologie sociale et j’ai décidé d’en faire le sujet principal de mon diplome.

Je me suis engagé auprès de Living Economies parce que je ressentais un besoin de soutien national pour l’effort de WITS. De travailler auprès des gens qui en savent plus que moi était un bon moyen d’apprendre comment m’y prendre, et faire un travail local sans oublier le contexte global. Nous étions convaincu que la crise financière qui avait commencé en 2008 allait rapidement faire sentir ses conséquences, et nous avions aussi un sentiment d’urgence ; que nos petites initiatives allaient vite prendre de l’ampleur.

Contexte

Lors de ce colloque sur trois jours, j’ai aussi eu le grand plaisir d’écouter Thomas Greco, auteur de plusieurs livres sur les monnaies libres. Parmi les intervenants il y avait Christoph Hensch, créateur d’une monnaie locale à Christchurch ; Deirdre Kent, auteur de « Healthy Money, Healthy Planet » ; et Bryan Innes & Joanna Persall qui ont présenté un système de finance réciproque qu’ils ont développé.

Il s’est avéré que Helen Dew, force vive de Living Economies, habitait à une heure de train de Wellington. Elle m’a invité de venir chez elle, et elle est restée comme un deuxième tuteur pendent tout le projet de diplôme. Sans avoir jamais suivi de cours de permaculture, elle a un jardin interplanté, très arboré, qui fournit tous les fruits et légumes que sa famille consomme depuis de nombreuses années. Elle accueille aussi des woofers et donne des conseils en jardinage biologique et intégré.

Laurence Boomert était l’organisateur du colloque. Il était aussi dans le CA de Living Economies et reste une personne ressource pour moi.

Il y avait aussi deux représentantes de la Banque de Temps de Lyttleton, Margaret Jefferies et Anneleise Hall. Leur travail a permis à ce banlieue de Christchurch de mieux récupérer après les grands tremblements de terre que la ville a subi en 2010 et 2011.

Gary Williams, l’un des enseignants lors de mon cours de 72h, était aussi très engagé dans le domaine des monnaies complémentaires et je lui ai donc demandé s’il voulait bien être mon tuteur. Je profite en passant pour lui remercier profondément pour son soutien!

Pendant mon temps en Aotearoa (Nouvelle Zélande), j’ai eu l’occasion de travailler avec toutes ces personnes.

Problèmes & Solutions

La problématique à laquelle Living Economies cherche à faire face est l’énorme manque d’information et de conscience, du grand public comme des politiques, dans le domaine de l’économie. L’organisation montre les solutions fonctionnelles et efficaces, très audacieuses, qui ont été mises en place ailleurs et qui ont fait leurs preuves. Elle soutient aussi l’expérimentation et l’accumulation de données à travers la mise en réseau des acteurs dans le pays.

Il y a aussi une librairie remplie de titres rares et d’actualité, dont j’ai assuré la présence dans de quelques foires et expositions. Depuis peu, cette librairie existe également en ligne.

L’effort d’information se fait principalement par l’organisation de colloques, rassemblant des experts venus des quatre coins du globe pour parler des expériences réussies et partager leur savoir faire. Ces colloques sont très inspirants et donne espoir et confiance que nous pouvons faire quelque chose. Mais j’ai constaté qu’un problème se pose pour beaucoup de participants: dès qu’ils sont rentrés chez eux, ils se retrouvent seuls parmi des gens – certes engagés et volontaires – mais mal informés. Sans un soutien et un accompagnement prolongée, peu de projets d’économie vivante aboutissent.

Ma proposition d’une solution, le conseil que je voudrais donner, est d’appliquer un design permaculturel sur l’économie locale, selon un mode participatif et en faisant appel à divers experts. Le processus que je propse se trouve ici.

Travail

J’ai participé pleinement au travail de Living Economies à partir du colloque « Trading through troubled waters » en juin 2009. Par la suite j’ai été référente, recevant les inscriptions et chèques pour un colloque à Wellington. Le noyau des fondateurs m’a invité à faire partie de l’équivalence du conseil d’administration en septembre 2009. Lors de l’assemblée générale en mai 2010 j’ai été réélue.

En dehors des événements énumérés ci-dessous, j’ai aussi participé au développement d’un jeu de société pour introduire l’investissement réciproque au grand public, avec Emma McGuirk et Bryan Innes (mai-octobre 2010).

2009

Bénévolat lors du colloque organisé par Living Economies « Trading through Troubled Waters », 16-18 Juin, Carterton.

Référent pour l’organisation du colloque « E L C » de Living Economies, 25-28 Août, CBD Wellington.

Soutien à Helen Dew dans l’expo de Transition Towns lors de la « Conservation Week », 8 Septembre

2010

Stand de présentation et de librairie lors de l’événement du parti les Verts « Picknick for the Planet » 24 Janvier, CBD, Wellington

Partie d’une délégation pour parler avec Kevin Hague, membre du Parlement, 18 mars, Bowen House, Wellington.

Stand lors de l’expo « Kapiti Coast Sustainable House and Garden Show », 28 mars, Paraparaumu

Présence au colloque international sur les monnaies complémentaires à Lyon, 16-18 février 2011

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